Je viens de mettre en ligne la V2 de dymesis.com, et je vais vous expliquer pourquoi j'ai décidé de faire un rebranding à peine un an après mon lancement.
Mon premier site tournait depuis plus d'un an sur WordPress, un outil que je maîtrisais depuis pas mal d'années mais qui ne me plaisait plus : je n'arrivais pas à faire ce que je voulais, qui était une usine à gaz pour ce dont j'avais réellement besoin et qui devenait surtout une corvée à maintenir (coucou la faille PHP dont tout le monde à parlé).
Il se faisait peu trouver sur Google et son message restait flou. Puis j'ai construit des sites pour mes clients avec une méthode assistée par IA, et j'ai réalisé que les sites que je réalisait étaient meilleurs que le mien.😮 Je vends de la stratégie marketing, et ma propre image ne suivait pas... J'ai donc tout remis à plat.
Voici ce que j'en retiens sur le rebranding :
Imaginez une coiffeuse de Perpignan qui fait repeindre sa façade et redessine son logo. Six mois plus tard, sa clientèle n'a pas bougé : elle a changé l'habillage sans toucher au message ni à la cible. C'est juste un relooking.
Le rebranding désigne un changement dans l'identité d'une marque. Selon HubSpot, il peut toucher le nom, le slogan, la cible, les canaux de distribution ou le logo, et il remet en question la vision et les valeurs de l'entreprise.
Relooking ou rebranding : la question à se poser
Le relooking n'a rien de honteux en soi. Une façade fatiguée mérite parfois juste un petit coup de peinture fraîche. Mais il ne règle ni un message flou ni une cible mal choisie, et c'est souvent là que se trouve le vrai problème de fond.
Pour trancher, je me pose une question : si un inconnu découvre la nouvelle version de mon site sans avoir jamais vu l'ancienne, comprend-il autre chose ? Si la réponse est non, j'ai seulement changé l'emballage.
Les signes qu'il est temps de changer
HubSpot recense cinq raisons classiques de faire un rebranding : s'adapter aux tendances, se repositionner, gérer une crise de réputation, se développer à l'international et fusionner avec une autre entreprise. Pour un commerce ou un indépendant, ce sont surtout les deux premières qui comptent.
Imaginez un serrurier de Perpignan qui, depuis deux ans, pose surtout des portes blindées et des alarmes. Sa vitrine, sa fiche Google et ses cartes de visite parlent toujours de dépannage à toute heure. Ses clients ont changé, son offre aussi, mais son image raconte l'ancien métier. Là, un rebranding se justifie : il y a un vrai décalage à corriger, pas seulement une façade à rafraîchir.
Mon cas était du même ordre : un écart entre ce que je vends et ce que mon site montrait.
Les pièges que je vous conseille d'éviter
Le premier, c'est de commencer par le logo. C'est la partie la plus agréable du chantier : on choisit des couleurs, on compare des typographies, et on voit un résultat rapidement. Le message et la cible demandent des décisions moins confortables : à qui je m'adresse, et qui j'accepte de ne pas servir ? Chez moi, le phénix est resté, en version plus épurée, pour que le site se comprenne plus vite. Le vrai travail a porté sur le texte et l'offre.
Le deuxième, c'est d'effacer ce que vos clients reconnaissaient. En 2009, Tropicana a changé l'emballage de son jus Pure Premium. Selon Bloomberg, les ventes en volume ont reculé d'environ 20 % entre le 1er janvier et le 22 février, et la marque a annoncé le lendemain qu'elle abandonnait le nouveau design. En 2010, Gap a retiré son nouveau logo après environ une semaine, face à plus de 2 000 commentaires sur sa page Facebook, d'après The Drum. Ce sont de très grandes marques, mais le mécanisme vaut pour une boulangerie : un client fidèle reconnaît votre enseigne avant de lire votre nom. Gardez au moins un repère visuel, et prévenez vos clients de ce qui change.
Le troisième, c'est de changer sans point de départ. En grande distribution, j'ai appris qu'un euro investi doit rapporter du chiffre, pas des likes. Un rebranding obéit à la même règle. Avant de toucher à quoi que ce soit, notez trois choses : le nombre de visites sur votre site, le nombre de demandes reçues (appels, formulaires, messages) et les mots que les gens tapent pour vous trouver (la Search Console de Google, gratuite, les affiche). Sans ces trois chiffres, vous jugerez le résultat à l'impression, et l'impression se trompe. Pour le rebranding et repositionnement de mon site, j'ai prévu un suivi de mesure à 4, 8 et 12 semaines. Aujourd'hui, je n'ai aucun résultat business à vous annoncer, et je préfère le dire que l'inventer.
Le quatrième concerne tous ceux qui changent d'outil ou de domaine : casser son référencement. Une page qui change d'adresse sans redirection devient introuvable, pour vos clients comme pour Google. La documentation de Google recommande des redirections permanentes, vers la page équivalente plutôt que vers l'accueil, à conserver au moins un an. Elle prévient aussi que le classement peut fluctuer pendant quelques semaines ou plus après un déménagement de site. Pour ma part j'ai opté pour des redirections permanentes de mes anciennes pages clés vers de nouvelles, optimisées.
Dernier point si vous changez de nom ou de logo : vérifiez qu'ils sont disponibles juridiquement. Je vous recommande fortement de passer par un conseil en propriété industrielle, pour ne pas avoir à tout changer une seconde fois.
Le test des 5 secondes
Voici le test que je vous conseille de faire avant de vous lancer dans de gros changements : Montrez votre page d'accueil pendant cinq secondes à quelqu'un qui ne vous connaît pas, puis cachez l'écran et posez trois questions : que fait cette entreprise ? Pour qui ? Que ferait-il ensuite pour la contacter ?
Si les réponses sont floues, le problème se situe dans le message, bien avant la couleur de votre logo ou de la forme d'un de vos boutons sur votre site.
Faites-le avec trois ou quatre personnes, en évitant vos proches (Ils seront trop polis pour vous dire la vérité 😅). Notez les réponses telles quelles, puis refaites le même test après vos changements : vous aurez une comparaison, pas une impression.
Ce que j'ai changé sur dymesis.com

Mon premier site parlait surtout de moi. Le nouveau part de ceux qui me cherchent. En le refaisant, j'ai constaté que les gens tapent « site internet Perpignan » ou « problème fiche Google », pas « Occitanie » : une ville ou un problème précis. J'ai donc mis les villes en avant.
J'avais aussi deux offres d'audit qui se faisaient concurrence. Face à deux portes d'entrée, un patron pressé hésite, puis repart. Je n'en ai gardé qu'une : l'audit digital gratuit de 30 minutes. J'ai également travaillé sur mes offres en gardant seulement celles qui intéressait mes potentiels clients.
Le chantier n'est pas terminé : J'ai aussi harmonisé tous mes réseaux sociaux et je suis en train de travailler sur mes cartes de visites, flyers,...
Par où commencer
Si vous ne deviez faire qu'une chose cette semaine, écrivez en une phrase ce que vous faites et quel type de clients vous voudriez toucher, puis comparez avec ce que disent réellement votre site, votre fiche Google et vos supports. L'écart entre les deux est votre chantier. Le logo, les couleurs et les polices viennent après.
Si vous voulez qu'on regarde cet écart ensemble, je propose un audit digital gratuit .




